06 Fév Les beignets de carnaval une tradition dans nos régions
Avant d’entrer dans le Carême, période de 40 jours de jeûne et de privations dans la tradition chrétienne, il fallait autrefois vider les placards. Le mardi qui précède tombant 47 jours avant Pâques, on profitait des réserves : œufs, beurre, sucre, graisse… Rien ne devait se perdre.
On cuisinait donc généreusement et on se retrouvait autour de plats riches. C’est de cette habitude qu’est né Mardi gras le jour où l’on mange plus que de raison avant une période plus austère.
Et s’il y a bien une recette qui résume cet esprit festif, ce sont les beignets.
Une spécialité pour chaque région
En France, difficile de parler du beignet de carnaval. Il en existe presque autant que de terroirs, avec des recettes transmises dans les familles et rarement écrites.
- En Vendée et Poitou-Charentes : tourtisseaux ou foutimassons, croustillants à l’extérieur et moelleux à l’intérieur, parfois parfumés au rhum, à la vanille ou à la fleur d’oranger.
- À Nantes : les bottereaux, des beignets traditionnels, légers et dorés, parfaits pour Mardi Gras.
- À Lyon : les bugnes, épaisses et moelleuses ou fines et croustillantes, souvent parfumées à la fleur d’oranger.
- En Bourgogne : guarguesses ou fantaisies, des beignets simples et généreux.
- En Alsace et Lorraine : les roussettes, en forme de losanges ou d’anneaux et parfumées au kirsch, et les corvechets, riches en œufs et en crème, qui régalent les Lorrains.
- En Franche-Comté : pets-de-nonne, de petites bouchées légères réalisées à partir d’une pâte à choux, bien dorées.
- Dans le Béarn : crépets, rustiques et parfaits à partager encore tièdes.
- Dans les Hautes-Alpes : tourtons, traditionnellement salés mais aussi préparés en version sucrée pour Mardi Gras.
- En Provence et dans le Languedoc : oreillettes, très fines, croustillantes et délicatement parfumées aux agrumes ou à la fleur d’oranger.
- Dans le Nord : les croustillons, petites bouchées de pâte à beignet, parfois préparées avec un peu de bière, frites dans l’huile, saupoudrées de sucre glace et servies dans un cornet comme à la foire.
- Dans les Antilles : on retrouve les beignets antillais parfumés aux épices (cannelle, vanille…)
Et la liste pourrait continuer longtemps !
Moelleux ou croustillants
Certains les aiment bien gonflés, à base de pâte levée, presque comme de petits coussins. D’autres les préfèrent soufflés et légers. Et puis il y a les amateurs de beignets très fins, qui cassent sous la dent.
Parce que Mardi gras n’est pas seulement une fête du calendrier. C’est une tradition vivante, qui rappelle que la cuisine française est avant tout une affaire de partage et de plaisir simple.
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